Partir de l’intention, pas du sujet
L’intention de recherche, c’est ce que la personne veut obtenir en tapant sa requête. Trois familles, et le format à servir en découle presque mécaniquement.
L’informationnelle : « comment isoler des combles », « pourquoi mon site n’est pas indexé ». La personne veut comprendre, elle est loin de l’achat : le bon format est un contenu pédagogique qui ne vend pas dès la troisième ligne.
La commerciale : « meilleur logiciel de facturation », « prix pompe à chaleur ». Elle compare, et elle achètera, mais pas forcément chez vous : le bon format est un comparatif honnête sur les limites de chaque option.
La transactionnelle : « plombier Rennes urgence ». La personne veut agir maintenant : page de service courte, avec un moyen de vous joindre immédiatement. Un article de blog ne se positionnera pas dessus.
Comment se structure un contenu qui se positionne
La structure fait autant que le texte : elle sert le lecteur qui scanne avant de lire, et le moteur qui doit comprendre l’organisation de l’information.
- Un seul titre principal, qui reprend la requête cible sans la répéter par réflexe dans les dix premiers mots.
- Des intertitres qui répondent à des questions, formulés comme un lecteur les poserait — c’est ce qui donne des chances d’apparaître dans les blocs de questions de Google.
- La réponse en haut : faire attendre trois paragraphes renvoie le lecteur aux résultats.
- Une longueur dictée par le sujet : certaines requêtes se traitent en six cents mots, d’autres en deux mille.
- Un maillage interne pensé dès l’écriture — voir le SEO technique.
Écrire pour Google et pour quelqu’un qui doit acheter
C’est la tension permanente du métier. Un texte optimisé mais creux se repère immédiatement : des généralités, aucune donnée, aucun exemple, un ton qui pourrait appartenir à n’importe quelle entreprise du secteur. Il peut se positionner quelque temps, puis il décroche — et surtout il ne déclenche aucun appel.
Ce qui fait la différence, c’est ce que vous savez et que vos concurrents ne racontent pas : les cas particuliers, les erreurs fréquentes de vos clients, ce que vous refusez de faire et pourquoi. C’est pour ça qu’un bon contenu demande trente minutes de votre temps. Et il doit servir un objectif explicite : appeler, demander un devis, aller vers une page de service — c’est ce que je regarde dans le reporting de l’accompagnement mensuel.
La place de l’intelligence artificielle dans ma production
Autant être direct : oui, j’utilise l’IA générative dans ma production. Presque tout le secteur le fait, peu l’assument.
Là où elle sert : la recherche documentaire, dégrossir un plan, produire des variantes de titres, contrôler la couverture sémantique, les tâches répétitives sur un gros volume de pages.
Là où elle ne sert pas : l’expertise. Un modèle ne connaît pas votre métier ni les erreurs que vous voyez tous les jours sur les chantiers, il invente des chiffres avec aplomb, et il produit un ton moyen qui ressemble à celui de tous vos concurrents.
Ma règle : rien ne part sans relecture humaine complète, sans vérification des faits et sans expertise réelle. Google ne sanctionne pas l’usage de l’IA en soi ; il sanctionne le contenu produit en masse sans valeur ajoutée.
Quel format pour quelle requête
Servir le mauvais format sur la bonne requête est l’erreur la plus fréquente que je corrige.
- Page de service pour une requête transactionnelle : ce que vous faites, pour qui, et un moyen de vous joindre sans scroller.
- Guide ou tutoriel pour une requête en « comment » : structuré en étapes, avec les pièges et les cas où il faut appeler un professionnel.
- Comparatif pour une requête en « meilleur » ou « versus » : critères annoncés, verdicts assumés, limites de chaque option.
- Page de prix quand la requête porte sur un tarif : des fourchettes réelles et ce qui les fait varier, comme sur ma page tarifs.
- Article de fond sur un sujet technique — souvent la meilleure page à faire pointer par des liens, voir le netlinking.
Le choix se déduit de la SERP, pas d’une préférence éditoriale.
Ce que je ne fais pas, et quand ce n’est pas pour vous
Je ne vends pas de contenu au kilomètre : un site dilué par des pages faibles se positionne moins bien qu’un site resserré. Je ne rédige pas ce que je ne peux pas vérifier — chiffres inventés, avantages fictifs, promesses réglementées ; sur la santé, la finance ou le droit, je demande une validation par un professionnel qualifié, ou je refuse le sujet. Et je ne produis pas de duplication déguisée, ces trente pages identiques pour trente communes, expliquée sur la page SEO local.
Quand ce n’est pas ce dont vous avez besoin. Si votre site n’est pas indexé correctement, produire du contenu revient à écrire pour personne : un audit SEO le dit en deux semaines. Et si quelqu’un écrit bien chez vous, la bonne dépense n’est pas la rédaction mais le brief. Contactez-moi.